Forum Fantastikindia

Messages récents

#41
Bollywood / Re : tu sais que t'es accro de...
Dernier message par Marine - 29 Août 2015 à 15:50:18
Mon dieu, je n'ai pas d'oreille et je suis incapable de réciter des dialogues de films. En général je me concentre sur les sous-titres.
Par contre, j'étais très fière de moi lorsqu'en regardant Bin Roye, à un moment où il n'y avait pas de sous-titre, j'ai pu traduire "Mujhse shadi karoge" en "veux-tu m'épouser ?", toute seule comme une grande ! (Bon, ok c'est aussi le titre d'un film atroce à regarder :p )
#42
Enfin ;) !
Bienvenue à toi sur le forum, donc. Et ravie de continuer à échanger sur le cinéma indien en ta compagnie :)
#43
Bienvenue Nadège  :salut:
On a toujours besoin de regards nouveaux à Fantastikindia et la rentrée arrivant, je pense qu'on va se réunir bientôt. Nous avons tous eu des emplois du temps chargés ces derniers mois, espérons que ça va se calmer. Namaste donc!
#44
Cinéma indien / Re : Sondage sur le cinéma hin...
Dernier message par vijay ouest - 29 Août 2015 à 09:47:28
Joël Farges a une certaine conception du cinéma, il s'intéresse en priorité au cinéma d'art et essai, il ne s'intéresse pas au cinéma populaire et commercial. Ce qu'il dit n'est pas toujours inexact. Oui, il y a quelque chose de répétitif dans le cinéma de Bollywood et certains films populaires sont très médiocres. Il considère que le cinéma commercial indien écrase et étouffe le cinéma d'art et essai. Mais sa vision est incomplète, il exagère en résumant trop facilement le cinéma populaire à ce qu'il fait de pire ; on peut le lui reprocher car il aurait dû dépasser son a priori et nuancer ses propos. En fait, il passe à côté de ce qu'il y a d'intéressant dans le cinéma populaire. Son point de vue est contredit par le chapitre de Grimaud qui est anthropologue. Farges reproche aussi au cinéma populaire indien ses difficultés et ses réticences à aborder les sujets politiques. C'est dans ce contexte qu'il aborde et commente des films de Mani Ratnam, je crois comprendre qu'il dit plutôt du bien de "Bombay", reconnaît certaines qualité à "Dil Se" (les chorégraphies) mais considère que c'est un film hybride ayant cherché à concilier les contraintes commerciales indiennes et un thème politique, il considère que c'est un film bizarre qui confirme l'incompatibilité entre le genre Bollywood et le traitement de thèmes d'ordre politique.
#45
Bollywood / Re : tu sais que t'es accro de...
Dernier message par Nadège - 28 Août 2015 à 21:43:31
ahaha je me reconnaît pas mal dans vos expérieces!
Tu sais que tu es accro à Bollywood lorsque tu arrives à retenir l'orthographe du Hrithik Roshan, lorsque tu vas sur des sites de traduction de chanson lorsque tu n'as pas déjà deviné ce que la chanson veut dire!
Tu sais que tu es accro lorsque tous tes amis te voient comme LA personne qui aime les films indiens, lorsque es capable de regarder pendant 1 h des dizaines et des dizaines de chansons sur youtube... :)

Et lorsque tu es capable de chanter les paroles de ces chansons, pire de réciter les dialogues de films !! :)
#46
Culture asiatique / Re : Apprenons l'hindi ensembl...
Dernier message par Nadège - 28 Août 2015 à 21:36:40
Si je suis là!!
D'ailleurs c'est mon rêve d'apprendre le hindi!
Je voulais savoir si parmi vous il y avait des personnes prenant des cours? Autre que l'inalco?
J'ai commencé avec l'alphabet et c'est vraiment très (trop) subtile je voulais d'abord parvenir à me construire un vocabulaire de base
#47
Bonjour à toutes et tous!  :)

Alors voilà je me présente enfin (vaut mieux tard que jamais) sur le forum; en espérant avoir rapidement l'occasion d'échanger avec vous non pas virtuellement mais dans la réalité.
Je suis Nady de mon vrai nom Nadège, étudiante de 20 ans et  franco-mauricienne passionnée de films hindi et de musique et culture indienne.
J'ai découvert les films de Bollywood au travers de rencontres avec des amies passionnées mais surtout car ces films sont diffusés à l'ile Maurice. Depuis j'ai étayé mes connaissances sur les films hindi et fais mon choix bien souvent grâce à Fantastikindia qui me permet d'avoir une idée sur les meilleurs films. Du coup j'avais vraiment envie de partager cette passion avec d'autres passionnés et de pouvoir échanger sur nos découvertes et coups de coeur!

J'ai déjà pris connaissance de Marine qui m'a familiarisée avec l'association que je souhaite vivement intégrer, toujours pour échanger avec des passionnés comme moi mais également car je trouve que le cinéma indien n'est pas assez présent dans nos salles, ce qui est bien dommage car il s'en éloigne bien des clichés sous lesquels on le désigne et est d'une richesse et d'une diversité passionnante! C'est pour cela que je souhaite m'impliquer en contribuant à l'écriture d'articles ou à des participations d'événements pour faire découvrir à d'autres ce beau cinéma!
J'avoue ne pas connaître grand chose au cinéma tamoul, penjab, à Kollywood ou Tollywood. Je me concentre surtout sur bollywood car je souhaite apprendre l'hindi mais aussi car je m'y connais peu en ce qui concerne les autres industries, mais je suis prête à découvrir!

Bref! Trêve de bavardages, j'ai hâte d'échanger avec vous sur des discussions bollywoodesques ou autres!!  :D
Bisous
#48
Cinéma indien / Re : Sondage sur le cinéma hin...
Dernier message par mel - 27 Août 2015 à 02:00:27
Citation de: Marine le 25 Août 2015 à 22:21:45
C'est extrêmement méprisant O_o
Il y a des gens qui osent écrire des trucs pareils ?

Ce chapitre imbécile et insultant est de Joël Farges, un enseignant à Paris 3 (il doit être à la retraite aujourd'hui) et un cinéaste raté. Il a produit et co-produit plusieurs films asiatiques dont le fantastique Hazaaron Khwaishein Aisi

Le texte, écrit probablement à la fin des années 90, est malheureusement abondement cité.

Dans un autre article de 2000 qui reprend la trame du chapitre en question, il parle de quelques films qu'il a vus. Mais sa vision est terriblement biaisée. Par exemple, quand il tente de critiquer Dil Se..., il ne sait pas que la trame du film suit fidèlement un poème persan. Il ne sait pas non plus qu'il s'agit du 3e film d'une trilogie. Il ignore aussi le motif récurent du "harceleur" car il ne doit pas être présent dans ce qu'il pense être la source cent fois reproduite du cinéma indien. Pour couronner le tout, il n'a pas compris l'histoire en croyant qu'Amar était le "héros" alors que c'est un papillon attiré la lumière et qui va s'y brûler. Un film indien sans héros redresseur de tords c'est impensable pour lui...

« Rahman tourne aussi Dilse. Une histoire d'aujourd'hui : un jeune journaliste aisé photographie par hasard une jeune femme. Il en tombe amoureux, la poursuit, mais perd très vite sa trace. Désespéré, notre héros devient correspondant de guerre au Cachemire. Et là, comme par hasard, il retrouve la jeune fille qui a épousé la cause des séparatistes. Dans ce mélo embrouillé, le statut du héros devient indiscernable. Il n'est ni partie prenante du conflit, ni témoin horrifié des violences, ni même victime des événements.

En fait, Ratnam démontre que le rêve éveillé, qui est la dimension fondamentale du Hindi film, ne s'accommode pas de l'intrusion d'un semblant de réalité. Il n'ose pas contaminer son personnage par le réel car il craint que le conflit du Cachemire n'apparaisse dans toute son horreur et ne l'oblige à changer son personnage. Pour ne pas avoir à entrer dans la psychologie de ce dernier, il le préserve de trop d'influences extérieures et sa toile de fond, de réelle, devient factice. Il choisit une voie conventionnelle. Seule la belle semble le concerner et, lorsqu'elle portera une bombe sous son sari – comme la meurtrière de Rajiv Gandhi –, elle choisira de mourir avec son amant plutôt que de sacrifier d'innocentes victimes. Mais celui-ci n'en aura rien su et, en cela, il n'a plus statut de héros mais celui d'une pâle figure qui n'a pas choisi son destin. C'est donc un mélodrame qui respecte la forme de la narration indienne tout en tentant de faire apercevoir la réalité. Le film est entrecoupé d'intermèdes dansés particulièrement novateurs, accompagnés d'une partition du musicien de Bombay. Mais, malgré ces efforts, le public n'a pas apprécié de se voir rappeler que l'Inde est encore en proie à des conflits tragiques.
»
#49
Cinéma indien / Re : Sondage sur le cinéma hin...
Dernier message par Marine - 25 Août 2015 à 22:21:45
C'est extrêmement méprisant O_o
Il y a des gens qui osent écrire des trucs pareils ?
#50
Cinéma indien / Re : Sondage sur le cinéma hin...
Dernier message par mel - 25 Août 2015 à 12:42:18
Citation de: vijay ouest le 24 Août 2015 à 13:31:05
Je n'ai pas répondu au questionnaire mais je souhaiterais dire que pour moi, l'une des sources de l'intérêt pour le cinéma indien de type Bollywood, c'est l'esprit filmi (une sorte de jeu permanent pour le spectateur) qui a été très bien présenté par Grimaud dans le cas du public indien en Inde (« Etre ou ne pas être filmi ou la "bollywoodianisation" en chantier », p. 717-728, in Jaffrelot (dir.), L'Inde contemporaine de 1950 à nos jours, Fayard / CERI, édition de 2006). Le chapitre de Grimaud mérite d'être lu et surtout relu, ce serait dommage de le sous-exploiter. Peut-être y a-t-il un phénomène "filmi" équivalent (à plus petite échelle) dans le cas de la France pour les mêmes films de Bollywood. C'est juste une idée dont je voulais faire part.

Pour mon malheur, j'ai lu le chapitre précédent : «Le cinéma en Inde : Rasa Cinematografica». Il est très irritant et assène des paragraphes comme :

"Qu'est-ce qu'un film hindi  ? C'est une forme avilie du film social dans laquelle se conjuguent le plaisir de la reconnaissance et la répétition d'éléments déjà éprouvés. On y expose un thème susceptible d'attirer le chaland  : une histoire d'amour contrariée ou de corruption. Des valeurs figées sont respectées  : pureté du héros, exaltation de la famille, respect de la religion, dénonciation abstraite du manichéisme. On y insère un héros invincible, des personnages stéréotypés qui ont un jeu dramatique outrancier  ; on y fait alterner des scènes violentes ou mélodramatiques avec des pauses musicales qui n'ont pas de rapport direct avec l'intrigue. L'impact des six chansons indispensables, qui n'ont le plus souvent qu'une présence prosaïque, les filmi geet, sera très amplifié par toutes les échoppes qui les repasseront à longueur de journée et parfois de nuit, assurant ainsi au film une propagande auprès d'un public qui ne sait ni lire ni écrire, et qui aura plaisir à les reconnaître à la projection.

Ces chansons sont interprétées, quelle que soit l'actrice, par la même cantatrice. Lata Mangeshkar monopolise le marché du play-back depuis plus de cinquante ans, elle double encore et toujours avec succès la majorité des jeunes premières, quelle que soit leur voix. Ce que veut le public indien avant tout, c'est entendre une voix dont il a l'habitude. La reconnaître malgré la présence d'actrices différentes ne le gêne pas  ; au contraire, c'est ne pas l'entendre qui le dérange. Pour le spectateur européen, il est stupéfiant d'assister à de telles projections  : tout lui paraît factice, artificiel, effet kitsch, mais c'est justement cela qui ravit le public indien, ce mélange naïf de clichés, de sentimentalisme et de moralisme.
."

Ça me fait penser à Mother India de Katherine Mayo.